La préparation mentale intégrée on en parle ?

La-préparation-mentale-intégrée-on-en-parle-ou-pas

Chers lecteurs, cette semaine un petit topo sur la PMI.

Quel est ce ” terme technique ” utilisé dans le milieu du sport ?

Quelles sont les intérêts a cette pratique ?

 

1) Definition : 

Elle définit l’optimisation d’une ou plusieurs habiletés mentale au sein d’un entrainement par une situation ou un exercice et ce développe en parallèle d’autres facteurs de la performance (athlétique, technique et tactique). Cet aspect de la préparation mentale permet de l’intégrer dans la méthode d’apprentissage dite globale afin de la placer en dominante dans certaines situations.

2) Pourquoi pratiquer ?

La PMI fixe des repères afin que le joueur puisse anticiper des situations de match a vivre par une construction interne de l’action. Concrètement, de cet “entrainement mental” va découler une analyse interne puis une attitude qui va permettre au joueur d’optimiser sa performance sous différents aspects :

  • Developper l’aspect kinesthésique (sensation des mouvements du corps) afin de travailler le lâcher prise. Cet entrainement permet au joueur de rester concentré sur son jeu sans se focaliser sur le résultat.
  • Optimiser l’utilisation d’une ou plusieurs habiletés mentales adaptées a une situation de forte intensité psychologique (confiance, motivation, concentration…).
  • Limiter le temps entre la prise d’information et la réalisation du geste par l’automatisation et l’ancrage d’une phase de jeu et d’un geste technique. A ce sujet, le travail est réalisé collectivement et individuellement.
  • Ritualisation des gestes dans des temps de préparation (échauffements, vestiaires avant match..). Cette ritualisation optimise la concentration et la confiance de l’athlète.
  • Améliorer les périodes de réathlétisation par un travail d’ancrage via la visualisation. Le joueur peut ainsi “s’entrainer” blessé grâce a la PMI réalisée en amont. L’état psychologique du joueur va jouer sur sa date de retour en séance.
  • Developper la maitrise de l’intensité émotionnelle du jeune joueur afin d’élever cette intensité aux moments opportuns et son contraire pour garder de l’énergie.

Conclusion : 

La préparation mentale est plus ou moins travaillée, cependant des études ont prouvé (Thill, 1997 et Gould et Al, 1999) que l’athlète apprécie, car elle favorise la pratique et exige des niveaux de concentration et d’engagement similaires a la performance en compétition.

ps : Pour certains entraineurs encore douteux de l’efficacité de la préparation mentale, la PMI peut être un argument pour solliciter un expert sans crainte que ce dernier “prenne le contrôle” du joueur ou de équipe. Le coach reste le décideur, le préparateur mental apporte simplement une plus value a la performance de son équipe. 

                                                                                                          Antoine Prud’homme. 

Nos croyances : leviers ou parasites de notre performance ?

Nos croyances : leviers ou parasites de notre performance ?

Définition : Ce sont différentes pensées qui selon notre perception sont “vraies”. Les croyances naissent dès notre enfance par notre éducation, notre environnement (social, familial) et nos expériences. Elles sont au coeur de la connaissance de soi et ont un impact direct sur notre motivation, nos objectifs, notre confiance et parfois notre communication. C’est notre vision du monde.

Dans cet article, je vous propose une méthode pour identifier nos croyances (positives et négatives) selon mon expérience et ma philosophie de travail :

” Le meilleur professeur est celui qui te montre ou regarder sans te dire ce que tu dois percevoir ” Thierry Barnerat.

Qui dit croyance, dit connaissance de soi. Trois questions me viennent alors à l’esprit :

1) Qui suis-je ? (mes valeurs, mes qualités, mes défauts) ce sont nos croyances identitaires.

2) Que suis-je capable de faire ? (mes points forts, mes points à améliorer) ce sont nos croyances capacitaires.

3) Mes actes sont-ils en adéquation avec “ma vision du moi” ? Ici nous travaillons sur nos expériences pour nous permettre d’identifier nos croyances en actions.

En préambule, ce travail mesure le rapport entre l’estime de soi et nos croyances. Il identifie nos croyances positives et négatives. Reconnaitre nos croyances, concrètement:

a) Je liste ma croyance.

b) J’identifie le sentiment qui est derrière cette croyance.

c) J’évalue le degré de crédibilité, de force que j’accorde à cette croyance.

Réaliser cette exercice avec cette philosophie : J‘accueil cette croyance en essayant de ne pas la juger. Elle est présente à l’instant T, accueillons la peut importe sa nature. Ne lui donnons pas plus d’importance qu’une autre. (Cette approche nous permet de limiter l’impact négatif des croyances limitantes).

Une fois devant notre feuille blanche, un choix s’offre à nous. Se replier sur nous-même ou oser la démarche d’identification. Je ne pose aucun jugement sur le choix de chacun dans cette situation, libre vous êtes.

” Rien ne vous emprisonne excepté vos pensées. Rien ne vous limite excepté vos peurs. Et rien ne vous contrôle excepté vos croyances” Marianne Williamson.

Ce travail nécessite une prise de recul sur soi. La lecture, le cinéma, l’échange avec un coach peuvent être d’une aide précieuse pour et pendant la prise de conscience. Une fois le processus enclenché par l’intention d’évoluer vers le bien-être accompagné d’une méthodologie qui nous convient, profitons pleinement du merveilleux voyage vers l’évolution de notre être. Reconnaitre ses croyances stimulantes et/ou limitantes c’est réaliser une grande partie du travail. Concrètement, identifier une croyance négative c’est entamer le démantèlement de cette idée par un questionnement, par des comparaisons, etc… A l’inverse, une croyance stimulante identifiée est un puissant levier pour votre confiance.

Conclusion :

Faire le choix de nous connaitre et/ou de faire évoluer nos capacités c’est faire ce magnifique voyage de la transformation. C’est plus qu’OSER une vie meilleure, c’est OSER “être soi” dont il est question.

Alors êtes-vous prêt à modifier certaines croyances limitantes et exprimer pleinement votre potentiel ?

Antoine Prud’homme

Coach mental chez Sports Performance Consulting.

A votre service…

“Etre fort mentalement”​ cela veut dire quoi ?

"Etre fort mentalement"​ cela veut dire quoi ?

Médias, entraîneurs, dirigeants de fédérations et autres discussions de comptoirs utilisent cette expression quotidiennement sans pour autant mettre une définition derrière. Pour rappel la préparation mentale n’est autre que rendre visible l’invisible, hasard ou pas ?

Il est important de rappeler de ne pas généraliser une approche psychologique. Chaque cas est différent, chaque Homme a sa propre histoire mais notre culture nous influence fortement vers une manière de penser.

Différents courants de pensées me viennent a l’esprit :

1) No pain, no gain :

Anglicisme qui signifie littéralement « pas de douleur, pas de bénéfice » et qui en réalité explicite le besoin de travailler dur pour avoir des résultats. Ainsi, cette philosophie prône le travail et la persistance que ce soit dans le sport, la nutrition, la carrière. Ultra-présente dans le milieu du fitness cette phrase symbolise une approche très occidentale symbolisée par des athlètes possédant d’énormes qualités athlétiques. LE CLICHÉ ! De nombreuses personnes se servent de cette philosophie afin d’affronter une épreuve de vie professionnelle et/ou personnelle. Cette méthode trouve ses leviers dans la motivation, dans le résultat a l’objectif fixé.

” Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer” .Rocky Balboa.

2) Le lâcher-prise :

Partons maintenant à des milliers de kilomètres à l’est pour entrer en Asie et découvrir une approche différente dans certaines régions de ce continent. Si nous enlevons la Chine, l’Asie c’est plus de 300 médailles d’or aux JO sur 9 pays différents. Autant de pays dans le top 10 des médailles à Rio que l’Europe.

C’est le dernier concept à la mode, le conseil glissé avec un sourire entendu. « Lâche prise » est devenu synonyme de « Calme-toi » ou « Sois zen ». Comme si, dans notre besoin de nous déstresser, nous ne voyions plus que l’aspect reposant du “lâcher”. Pourtant, lâcher prise, ce n’est pas que se relaxer. Inspiré du Zen Chinois, du Bouddhisme Tibétain et autres pensées orientales, il est de plus en plus utilisé dans le sport au service de la performance par différentes méthodes.

” Agir en homme de pensée et penser en homme d’action ” Henri Begson.

3) “Etre fort mentalement ” :

Et si “être fort mentalement” se trouve dans l’équilibre de ces courants de pensées ?

Le sportif optimise son mental, par un travail d’introspection, une “révolution intérieure”, déstructurer pour mieux restructurer ! Ces deux philosophies se retrouvent a ces endroits là :

  • Courage, rigueur, passion, acceptation, solitude, émotion, estime de soi et travail.

Le sportif du 21ème siècle ne serait-il pas tout simplement un “Peacefull Warrior” ?

J’aime prendre comme exemple le cas d’Edinson Cavani, avant-centre du Paris Saint Germain. Souvent décrié par les médias pour ce qu’ils appellent “un manque d’efficacité”. Pour rappel depuis 2013 au PSG, Edinson c’est :

  • Plus de 100 buts et plus de 11 passes décisives.
  • 3 ans dans le rôle du “serviteur de Zlatan” (changements de postes).
  • La gestion d’un divorce à 10 000 km de Paris.
  • Une pression médiatique et des supporters.

Pour autant, très peu de sorties médiatiques, un calme pacifique, une humilité exemplaire et une saison 2016 – 2017 statistiquement parlant : Exceptionnelle compte tenu de l’historique et du contexte.

Conclusion :

La performance est propre a chacun. Cela peut-être un art de vivre, cela peut-être un combat. Un subtil mélange entre le lâcher-prise et le tenir bon.

A méditer.